Travailler auprès d’enfants victimes de violence conjugale est complexe, nous en convenons tous. Bien qu’en tant que professionnel en relation d’aide, nous souhaiterions que le parent victime mette fin à cette relation, ce n’est pas toujours envisageable pour la personne, à ce moment-là, pour plusieurs raisons légitimes. 

Alors que pouvons-nous faire pour aider un enfant victime de violence conjugale ? 

Nous tenons d’abord à spécifier que la première chose à faire est un signalement au Directeur de la protection de la jeunesse si la santé ou la sécurité de l’enfant est compromise. 

Voyons maintenant quelques pistes d’intervention. Tout d’abord, un aspect important est que lors de nos échanges avec le jeune, nous allons parler de comportements inacceptables plutôt que de parler spécifiquement du parent avec les comportements violents. Nous voulons éviter que l’enfant pense qu’il n’a pas le droit d’aimer son parent : c’est la violence qu’on n’aime pas ! Lors de nos interventions, il faut se positionner contre la violence et réitérer que rien ne justifie celle-ci. 

En suivi, plusieurs thématiques sont intéressantes à adresser : 

Plusieurs apprentissages se feront inconsciemment. Prenons l’exemple des relations saines et égalitaires, celles-ci se développent lors de la relation d’aide lorsque nous sollicitons l’opinion du jeune, lorsque nous lui offrons des choix ou encore lorsque nous sommes  à l’écoute de ses besoins. 

De plus, si possible, il est bénéfique que l’enfant puisse se développer dans le cadre d’activités qu’il aime faire en dehors de la maison. Nous investissons alors dans la passion du jeune et celui-ci gagne en confiance en lui. Cela permet également de développer des relations significatives avec d’autres enfants ou encore avec des adultes de confiance. 

Si nous estimons, en tant que professionnel, que les conséquences de la violence sortent de notre champ d’expertise, il ne faut pas hésiter à référer ou à aller chercher du support clinique. Plusieurs ressources peuvent vous offrir des conseils, tels que SOS Violence conjugale ou Violence Info. 

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